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La facture instrumentale "entre magie empirique du son et science exacte", c'est aussi l'art d'observer ce qui a été réalisé par le passé et comment ces instruments ont évolués dans le temps.


Le modèle à partir duquel j’ai pu réaliser mes instruments, me vient d'un luthier Londonien Theobalt Edward Purday, ayant exercé autour de 1835 ; il a réalisé à mon goût, des instruments exceptionnels, type Rudall. En tant que musicien, cet instrument a toujours eu un impact sur mon jeu avec un plaisir indescriptible qui en découlait! Pour la définir, je dirais que c'est une flûte possédant du grain sur tous les registres lui donnant une identité propre, et une facilité d'émission permettant un jeu fluide et peu fatigant. 

Malgré ses qualités sonores, il a fallu prendre en compte certains changements dus à l'accordage : la justesse et le diapason étaient autrefois bien différents des standards de notre époque. Le diapason se situait entre 1/4 et 1/2 ton sous le diapason actuel.

Je me situe au La 440 à 442 "instrument chauffé!".


La flûte traversière conique "ou système simple" est un instrument complexe qui demande beaucoup de temps de réglage, de finition, et en amont de longues recherches.

La perce de mes modèles est de type "Rudall and Rose", c'est à dire qu'elle possède les caractéristiques suivantes : un son riche et chaleureux dû à un plus faible volume dans le corps ("dit" la perce), et des trous de doigté moins larges, par le fait, une alimentation d'air réduite, et de très beaux aigus. Le corps central peut être d'un seul tenant ou en deux parties, un choix davantage lié à la production et à la conception!

Un autre type de perce existe : le type "Boosey Pratten", plus volumineux et ayant des caractéristiques bien distinctes : tout d'abord des aigus moins clairs, moins subtiles et des graves puissants mais moins timbrés. Ces flûtes sont plus gourmandes et ont des capacités de modulation plus restreintes.

Le biseau, véritable "moteur" de la flûte horizontale peut aussi jouer un rôle dans le timbre et la réactivité de l'instrument. Après différents essais très enrichissants sur la nature des matériaux (faïence, porcelaine, carbone), je me suis davantage attardé sur la forme et les différents angles que l’on pouvait lui apporter afin d’obtenir le bon équilibre. Car, même si certaines matières ont de très bonnes propriétés, elles ne sont pas toutes adaptables à la mise en forme!

A la demande, je travaille sur diverses matières comme la résine, le buis,..., mais surtout l'ébène aussi appelé Dalbergia Melanoxylon ou Grenadille!


Ces dernières années ont été pour moi révélatrices et vouées à la recherche. Car, si d'apparence la flûte bois parait d'une simplicité extrême, le moindre copeau ou usinage sur la perce ainsi que les trous de doigté peut engendrer des perturbations sur la sonorité globale et la résonance de l'instrument! Je suis enfin parvenu à un modèle abouti ou chaque note est pleine, timbrée et sans efforts de compensation sur la justesse.

Facile d'émission, elle conviendra autant aux débutants qu'aux flutistes les plus exigeants, elle possède un grain riche dans les deux registres principaux. La troisième octave rentre davantage dans la catégorie des sons purs avec trois, quatre pics harmoniques. L'identité de nos instruments, propre à chaque facteur, se joue entre le volume de la perce et le nombre d'harmoniques : le timbre.


Je propose la location, pour les débutants, ou tout simplement pour tester mes instruments avant de se décider pour un éventuel achat!

D'autres modifications pourront êtres apportées mais elles rentrent davantage dans le cadre optionnel.